Bilan et perspectives de la vidéo à la demande
Les services de Vidéo à la demande, parce qu'ils véhiculent tant des contenus TV (catch-up TV ), que des vidéos exclusives, s'inscrivent sur un double marché. Marché de la vidéo physique marqué dans tous les pays par une stagnation, voire une récession. Marché de la télévision traditionnelle lui-même soumis à une concurrence accrue, du fait de l'essor des nouveaux vecteurs (TNT, ADSL) et du développement des accès multi-chaînes qui entraîne une dilution des audiences des chaînes historiques.
Quel est l'impact de la Vidéo à la demande sur ces marchés ? Est-elle en mesure de faire office de relais de croissance à la vidéo physique ? La dématérialisation des contenus rentre-t-elle dans les usages des foyers, avec pour corollaire une massification de la consommation ? A quel horizon, la vidéo à la demande se substituera-t-elle à la vidéo physique ?
La Catch-up TV peut-elle permettre d'accroître la consommation audiovisuelle des ménages ? Ou au contraire, la segmente-t-elle ? Comment s'articule l'audience linéaire avec la consommation à la demande ?
Si les offres de vidéo à la demande se sont multipliées ces dernières années, force est de constater que le bilan économique, sauf exception notable, est étonnamment modéré. Quelles sont les raisons de ces contre-performances ? Les obstacles seront-ils levés à moyen terme ?
A contrario, Comcast présent sur la VOD depuis 2003 affiche des résultats enviables qui devraient plus que doubler à l'horizon 2010 : près de 7 milliards d'actes VOD à cette date.
Evolution des actes VOD chez Comcast

Evolution des actes VOD chez Comcast
2008-2010 : prévisions Scholè Marketing
Quels en sont les facteurs-clefs de succès ? Avec quel modèle économique ? Scholè Marketing, dans le fil de son suivi des marchés internationaux initié au sein de Médianalyses©, a souhaité faire le point sur l'impact de la vidéo à la demande, en se concentrant sur les pays tête de pont en la matière : États-Unis, Grande-Bretagne, France.
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