Les stratégies audiovisuelles des GAFA

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Stratégies des GAFAs en matière de vidéo

Les GAFAs (GoogleGoogle, AppleApple, FacebookFacebook, AmazonAmazon) ou géants du web désignent les sociétés mondiales qui dominent les nouveaux services Internet. Ils interviennent sur les nouveaux services (moteurs de recherche, réseaux sociaux, messagerie…), mais aussi sur les nouveaux équipements numériques (tablettes, smartphones, passerelles multimédias, montres connectées, voitures autonomes, etc.).

La vidéo et l’audiovisuel sont en train de muter. De nouveaux contenus sont accessibles sur Internet (vidéos en ligne), les contenus traditionnels sont mis à la disposition à la demande (VOD, SVOD, télévision de rattrapage), aux supports physiques (DVD, Blu-ray) succèdent des modes d’accès dématérialisés (VOD, SVOD, EST). Les géants du web sont à la manœuvre pour susciter de nouvelles consommations vidéo afin de détourner de l’audiovisuel classique les revenus du péage (Netflix) ou de la publicité (YouTube).

Et les GAFAs font partie des plus grandes capitalisations boursières au monde selon un classement de PwC au 31 mars 2016. A l’époque, Apple est valorisé 604 milliards de dollars, Alphabet 518 milliards de dollars, Microsoft 437 milliards de dollars, Facebook 325 milliards de dollars, et Amazon 280 milliards de dollars…

Les premières capitalisations boursières – Source PwC

Qu’en est-il des stratégies des géants du web en matière de vidéo ? Quels sont les revenus des nouvelles formes de vidéos ? Dans quelle mesure concurrencent-elles l’audiovisuel traditionnel ?

Schéma de l’étude

  1. Synthèse
    1. Le poids des GAFAs
    2. Le chiffre d’affaires diffusion vidéo
    3. Le chiffre d’affaires ventes de contenus
    4. Le positionnement vidéo des GAFAs
  2. Les GAFAs dans l’audiovisuel
    1. Alphabet (Google, YouTube, Android TV, Chromecast, Google Play)
    2. Amazon (Amazon Prime, Video, Studios, Fire TV, AWS)
    3. Apple (iTunes Store, Apple TV)
    4. Facebook
    5. Hulu
    6. Netflix

Perspectives du Cloud DVR

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De la télévision de rattrapage à l’enregistrement en réseau

Le cloud DVR, autrefois appelé Network PVR ou nPVR consiste à déporter dans le réseau les capacités d’enregistrement incluses dans les set-top-box fournies par les opérateurs de télévision à péage. On se souvient de la naissance des premiers enregistreurs numériques (type TiVoTiVo) qui ont succédé au magnétoscope ; ces équipements ont été largement diffusés par les opérateurs de TV payante auprès de leurs abonnés. En sorte que les pratiques d’enregistrement des émissions TV demeurent importantes. Avec le cloud DVR, plus besoin d’un disque dur installé en local, c’est l’opérateur qui enregistre en tête de réseau le programme demandé et le restitue à la demande sur tous les écrans du foyer.

Principe du Cloud DVR – Source Alcatel-Lucent

Des avantages certains

Les gains apportés par cette technologie sont nombreux. L’usager n’a plus à se préoccuper de la taille de son disque dur, voire même de l’horaire de diffusion; tous les épisodes de la série seront enregistrés même s’il y a des décalages de diffusion, et les programmes enregistrés seront disponibles sur tous les écrans. L’opérateur de service centralise l’infrastructure de stockage et l’adapte aux besoins réels d’enregistrement, ce qui lui permet d’abaisser significativement ses coûts. Les éditeurs disposent d’une plus grande visibilité sur les comportements d’enregistrement des foyers, et peuvent ainsi mieux valoriser cette audience grise.

Les avantages offerts par le Cloud DVR – Source Alcatel-Lucent

Mais des incertitudes juridiques

La copie privée sur équipement personnel comme le DVR ne constitue pas une violation du droit d’auteur depuis le procès BetamaxBetamax en 1984. Il n’en est pas de même pour le Cloud DVR. Si l’enregistrement effectué sur le réseau est considéré comme équivalent à l’enregistrement local, alors le service de Cloud DVR est couvert par l’exception de copie privée; en revanche, si l’enregistrement réseau est vu comme réalisé par un tiers, alors il attente au droit d’auteur. D’où de nombreux procès à l’issue incertaine qui freinent le développement de cette technologie après les fermetures de Wizzgo (France), de TVKaista (Finlande), de Rokuraku (Japon), TV Now (Australie), Aereo (USA).

Le statut juridique impacte également la configuration technique du service selon que la justice nationale tranche en faveur de modèle dit de copie partagée (shared-copy) ou de copie unique (unique-copy). Dans le premier cas, les opérateurs optimisent au mieux leurs infrastructures de stockage en dédupliquant les mêmes enregistrements effectués par des foyers différents; dans le second, ils se doivent de conserver un enregistrement par foyer comme c’est le cas aux États-Unis.

Une situation figée ?

Aux États-Unis, à la suite du jugement portant sur le RS-DVR de Cablevision dominent des services s’appuyant sur le modèle de la copie unique, modèle coûteux et contraignant, et qui avantage les grands opérateurs. Comcast, premier câblo-opérateur, a lancé en 2014 son propre service de Cloud DVR, qui lui aussi s’appuie sur une architecture de copie unique.

À l’inverse en Europe, la Suisse autorise depuis 2012 des services de Cloud DVR basés sur la copie partagée en échange d’une redevance forfaitaire à destination des ayants droit. Celle-ci est calculée par abonné et par mois et selon la nature du service.

En France, le débat semblait clos à la suite de la fermeture de Wizzgo fin 2008. Il a été rouvert en 2016 à l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine. Un amendement a notamment été déposé afin d’assujettir une partie du stockage en ligne à la redevance pour copie privée. Il stipule que les copies de programmes TV/radio réalisées à partir d’un service en ligne relèveront du domaine de la copie privée.

L’amendement est voté au grand bénéfice du service de télévision OTT, Molotov.tv lancé en juillet 2016. Créé par Jean-David Blanc et Pierre Lescure, le service permet d’accéder sur tous écrans aux programmes TV en direct, au contrôle du direct, au rattrapage, et offrira l’enregistrement en ligne des programmes pour des souscripteurs aux offres payantes.

Schéma de l’étude

  1. Synthèse
  2. Le cloud DVR
    1. Historique
    2. Principes
    3. Concepts de délinéarisation
    4. Avantages pour le spectateur, le fournisseur de service, l’écosystème
    5. Modèle économique
  3. Contexte juridique et modèle technique
    1. Les procès
    2. Copie partagée et copie unique
    3. Paysage mondial
    4. Architecture
    5. Stockage
    6. Difficultés
  4. La demande
    1. Pénétration du DVR
    2. Enregistrement personnel
    3. Télévision de rattrapage
    4. Marché du Cloud DVR
  5. Les déploiements
    1. Cablevision (USA)
    2. Comcast (USA)
    3. KPN (Pays-Bas)
    4. Swisscom (Suisse)
    5. Telefonica (Espagne)

Le marché mondial de la compression vidéo

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Les nouveaux acteurs de l’écosystème vidéo

La numérisation des flux TV – c.-à-d. la transformation d’une onde analogique en informations binaires (0 ou 1) – a eu deux grandes conséquences :

Multiplication des réseaux

Ce qui était disponible analogiquement sur des réseaux dédiés en hertzien, câble ou satellite pouvait désormais être acheminé également sur réseau téléphonique via la technologie ADSL (TVoDSL), voire sur l’Internet ouvert, et on parle alors de diffusion OTT.

Multiplication des écrans

De même, des contenus réservés à un récepteur spécifique (le téléviseur), pouvaient être visualisés sur d’autres équipements capables de traiter les informations numériques : PC, tablette, smartphone, console de jeu portable, etc.

Toutefois, l’image, a fortiori animée, comporte une quantité d’informations beaucoup plus importante que les réseaux ne peuvent en supporter ; il faut donc la compresser pour qu’elle prenne moins de place. C’est l’encodage. Et comme nous souhaitons la recevoir sur plusieurs écrans de résolutions différentes, les flux d’image doivent souvent être encodés, puis décodés, et réencodés (opération de transcodage).

La compression vidéo est donc désormais au cœur de l’écosystème vidéo et doit concilier de multiples contraintes : gestion multiréseaux et multiécrans, temps réel pour le direct, et augmentation continue de la résolution d’affichage, d’un affichage standard jusqu’à l’ultra-haute définition, en passant par les différentes versions de la haute définition.

La chaîne de valeur de la vidéo en ligne – Source Anevia

De nouveaux acteurs se greffent ainsi sur la chaîne de valeur audiovisuelle. Il s’agit, comme on l’a vu, d’encoder les vidéos, et de trouver le meilleur compromis entre la qualité et le débit.

Pour les contenus premium, disponibles en PPV, sur des chaînes payantes, mais aussi à la demande (VOD, rattrapage), il s’agit de gérer droits et de permettre le cryptage des contenus.

La part croissante de contenus lourds comme les vidéos sur Internet. Selon CiscoCisco, en 2014, la vidéo compte pour 64 % du volume de données transitant sur Internet; en 2019, la vidéo comptera pour 80 %, et ce sans inclure les vidéos partagées en peer-to-peer, auquel cas le poids de la vidéo pourrait monter jusqu’à 90 %. impose le recours à des CDN (Content Delivery Network) qui répliquent ces contenus au plus près des consommateurs pour les servir le plus rapidement.

Les acteurs de la chaîne de valeur vidéo en ligne – Source Anevia

Schéma de l’étude

  1. Le marché de l’encodage vidéo
    1. les nouveaux acteurs de la chaîne de valeur vidéo
    2. Les contraintes de l’encodage vidéo
    3. Le marché de l’encodage vidéo
    4. Les acteurs
  2. Monographie des acteurs
    1. Arris
    2. Ateme
    3. Cisico
    4. Elemental Technologies
    5. Envivio
    6. Ericsson
    7. Harmonic
    8. Thomson Video Networks

Les entreprises en attente de la fibre optique

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Observatoire du très haut débit fixe en entreprise

Dans le cadre du plan Très Haut Débit, il est prévu que le très haut débit soit offert à 100% de la population à l’horizon 2022.

Qu’en est-il des attentes des entreprises en matière de fibre optique et de très haut débit ? Quels sont les obstacles à la généralisation du très haut débit ?

Près de la moitié des entreprises intéressées par le très haut débit

Si les entreprises se révèlent généralement prudentes face à l’innovation technologique, près de la moitié d’entre elles sont intéressées ou très intéressées par la fibre optique et le très haut débit. Et la plupart des entreprises souscriraient à des offres de fibre optique si elles étaient éligibles.

Le marché semble donc mûr pour passer rapidement à la fibre optique si les offres proposées s’avèrent attractives.

Objectifs de l’enquête

  1. Mesurer le degré de préparation (et de connaissance) des entreprises à l’abandon prochain de la boucle locale cuivre (BLC),
  2. Faire l’inventaire des entreprises et des équipements (volumétries) dépendant de la boucle locale cuivre,
  3. Mesurer l’intérêt et l’appétence des entreprises pour la fibre optique.

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Méthodologie

L’étude s’appuie sur une enquête téléphonique auprès d’un échantillon représentatif  de 1.000 entreprises, afin de mesurer leurs usages spécifiques et de comprendre leurs attentes. Nous interrogeons les établissements pour disposer d’une bonne représentation des inventaires disponibles (accès, usages spécifiques BLC).

Schéma simplifié de l’enquête

  1. Inventaire des accès en entreprises
  2. Inventaire des services spécifiques faisant usage de la boucle locale cuivre
  3. Autres besoins spécifiques nécessitant la boucle locale cuivre
  4. Intentions de migration des applications spécifiques vers le haut débit ou le très haut débit
  5. Connaissance et intérêt pour la fibre optique
  6. Notoriété du Plan Très haut Débit du gouvernement

VidéoScope 2015

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La première étude globale qui décortique l’ensemble des consommations TV et vidéo

Afin d’avoir une vision globale sur la manière dont le téléspectateur s’est emparé de tous les modes d’accès aux images quel que soit l’écran utilisé, Scholè Marketing et Vivaki Advance  ont lancé en partenariat un nouveau baromètre audiovisuel et vidéo.

Cette étude est la première à englober dans une mesure unitaire l’ensemble de la consommation audiovisuelle et vidéo (télévision en direct ou en rattrapage, vidéos en ligne, enregistrements, streaming, DVD-Blu-ray, VOD-SVOD) sur tous les supports présents au domicile (téléviseur, PC, tablette tactile, smartphone, console portable) : plus de 2 000 Internautes ont répondu sur les contenus audiovisuels et vidéos regardés la veille, le temps passé, la qualité d’écoute, l’attention portée à la publicité…

Quelques conclusions tirées de cette étude riche d’enseignements.

La télévision, en direct ou en rattrapage, toujours à l’honneur

Videos

  • La quasi-totalité des internautes français (98%) passent au moins un moment de leur journée devant un écran pour regarder une émission de télévision ou une vidéo.
  • La télévision linéaire reste de très loin prioritaire dans leurs pratiques audiovisuelles : ils sont ainsi 74% à avoir regardé la veille un programme diffusé par une chaîne, ce qui représente 67 % de leur temps d’écoute passé devant un écran.
  • Grâce aux nouvelles possibilités offertes par la délinéarisation des contenus, ils sont désormais 22% à recourir au rattrapage proposé par les chaînes pour voir ou revoir un programme déjà diffusé, alors qu’ils ne sont que 14% à regarder des programmes qu’ils ont eux-mêmes enregistrés. Ces deux modes d’écoute pèsent respectivement  9% et 8% du temps d’écoute individuel total.
  • 22% des internautes regardent des vidéos sur Internet (YouTube, Facebook,…). Mais compte tenu du format le plus souvent court de ces vidéos, cela ne représente que 4% du temps d’écoute par individu.
  • Même si  le taux d’abonnement à une offre câble ou ADSL est élevé, seulement 5% des Français profitent des offres de VOD ou de SVOD. Près de 10% préfèrent la lecture d’un DVD ou d’un Blu-ray pour agrémenter leur temps de loisir quand 11% sont adeptes du streaming[1]. Ces trois modes représentent respectivement 2%, 5% et 5% du temps d’écoute total.
  • Les 15-24 ans affichent, comme on pouvait s’y attendre, des comportements d’écoute très typés. Ils optent pour une consommation à la demande au détriment de programmes linéaires : 75% visionnent des contenus à la demande (contre 55% en moyenne) ; 38% se portent volontiers sur le streaming, la VOD, ou la SVOD (contre 22%), et la vidéo en ligne est bien évidemment plébiscitée avec 45% de consommation quotidienne (contre 22%).

Le récepteur TV restera encore longtemps présent dans les foyers français

Ecrans

L’équipement jugé le plus adéquat pour regarder un contenu audiovisuel reste, et de loin, le téléviseur. Avec un indice de 45 (base 100=TV), le PC portable arrive en deuxième position talonné par le PC fixe (indice 40). Le téléphone mobile est, comme on pouvait s’y attendre, jugé le moins pratique avec un indice de 27.

Le « multi-tasking » n’empêche pas l’attention portée à la publicité

multitasking

Même si les résultats évoqués plus haut plaident en faveur de la télévision « traditionnelle », ils sont à tempérer par le fait que l’écoute de la TV linéaire est la plus exposée aux activités multiples (comportements dits « multi-tâches »). 32% des téléspectateurs pratiquent systématiquement d’autres activités, alors que ce score ne dépasse pas 23% pour les autres types de consommation vidéo.

Pour autant, c’est pendant l’écoute des programmes TV en diffusion linéaire que l’attention à la publicité reste la plus forte, l’indice d’attention pour les autres modes de visionnage oscillant entre 65 et 75 (base 100=TV en direct)

Rappel méthodologique

Réalisée sous la forme de carnets de comportement sur une journée auprès d’un total de 2 071 individus de 15 ans et plus disposant d’Internet à domicile, l’étude couvre une période de deux semaines (20 janvier au 5 février 2015), permettant de dissocier les comportements des jours de semaine de ceux du week-end, tout en minimisant d’éventuels effets de programmation exceptionnelle de la part des chaînes TV.

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