VidéoScope dans “Les + de la TV 2018” (SNPTV)

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Le guide “LES + DE LA TV 2018” est sorti !

Outil de référence des professionnels des médias, chaque année le guide propose une vision complète permettant de mieux comprendre et appréhender le marché de la télévision et de la publicité télévisée.

Les + de la TV édité par le SNPTV mettent en évidence plusieurs indicateurs issus de l’étude VidéoScope :

  • La TV en direct majoritairement regardée à domicile (p. 54)
  • La télévision, le média quotidien (p. 55)
  • La télévision rythme les soirées des Français (p. 56)
  • Le téléviseur : écran privilégié pour visionner des vidéos (p. 62)
  • Le téléviseur : écran privilégié pour regarder des vidéos ou la télévision en direct (p. 63)
  • La télévision en direct : type de visionnage quotidien le plus courant (p. 64)
  • Focus âges (p. 65)

Le marché de la télévision adressable : enjeux et perspectives

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On désigne par télévision adressable la possibilité pour la télévision de diffuser des publicités en fonction de publics cibles. Cela suppose que le diffuseur
puisse techniquement diffuser des publicités distinctes dans les foyers ; cela suppose également que le diffuseur puisse qualifier finement l’audience au-
delà des critères sociodémographiques classiques.

La télévision adressable

La domination publicitaire de la télévision s’appuie historiquement sur sa capacité à toucher chaque soir 70 % à 80 % de la population pour des durées d’écoute longues de 3 heures à 5 heures. Cela en fait un média incomparable pour les publicitaires. Toutefois, cette suprématie est aujourd’hui contestée par Internet qui prétend tout autant être un média de masse, tout en permettant un ciblage publicitaire inédit en télévision : ne sont destinataires des publicités que les Internautes préalablement ciblés. Finies (en théorie) les pertes de budgets sur des foyers ou des personnes non intéressées par le produit.

On désigne par télévision adressableAnglicisme traduisant de manière littérale le terme anglo-saxon de « Addressable TV ». On peut également parler de télévision adressée, ou en termes plus français de publicité TV segmentée ou de publicité TV ciblée. Tous ces termes sont équivalents. la possibilité pour la télévision de diffuser des publicités en fonction de publics cibles. Cela suppose que le diffuseur puisse techniquement diffuser des publicités distinctes dans les foyers, chose rendue possible par les box de dernière génération ou les téléviseurs connectés; cela suppose également que le diffuseur puisse qualifier finement l’audience au-delà des critères sociodémographiques classiques pour envisager des segmentations qui concurrencent la publicité digitale.

La télévision adressable recouvre une double réalité

La télévision à la demande adressable

Les nouveaux services télévisés, qu’il s’agisse de télévision à la demande (rattrapage, vidéo à la demande) ou de TV everywhereTélévision accessible sur tous les écrans., parce qu’ils sont issus le plus souvent d’Internet, disposent d’énormément de données pour cibler l’audience, données issues de la navigation Internet ou des données de consommation des box. Les publicités pré-rollPublicité diffusée juste avant le programme TV demandé à la demande. C’est le format le plus répandu. Il y a également des publicités mid-roll (au milieu du programme), voire post-roll (après le programme). avant le programme en rattrapage peuvent être ainsi ciblées de manière très fine à l’instar de la publicité digitale. Ces services étant fournis à la demande ou sur Internet, il est relativement facile d’insérer des publicités ciblées. C’est le premier segment, et le plus immédiat de la télévision adressable.

La télévision traditionnelle adressable

Le segment le plus problématique vise à transformer la télévision traditionnelle (linéaire et sur le téléviseur) en télévision adressable, via les box qui peuvent permettre d’insérer des publicités en fonction des caractéristiques de l’audience ou via des téléviseurs connectés. L’opération est double : il s’agit d’enrichir la connaissance réelle que l’on peut avoir des auditeurs; mais également d’insérer des publicités dans le flux linéaire en fonction du ciblage. L’enjeu de la télévision adressable se situe dans la capacité à transformer la télévision traditionnelle, qui collecte les recettes publicitaires les plus importantes.

Pour la télévision financée par la publicité, il s’agit de conjuguer puissance et segmentation pour répondre à la menace de la publicité digitale, et éviter ou limiter la fuite des annonceurs vers Internet. Ce faisant, les diffuseurs peuvent faire valoir plusieurs arguments en leur faveur (cf. fig. [fig:TVAdressable-DigitalAd-1]) : il n’existe pas de bloqueurs de publicité en télévision; les publicités sont plein écran; l’audience est réelle, elle n’est pas simulée par des robots (scripts) qui cliqueraient artificiellement sur la publicité.

Empreinte de la télévision adressable

La télévision reposant initialement sur une technologie de diffusion (broadcast) ne se prête pas à la segmentation des contenus. Mais la démocratisation d’offres payantes CabSatDSLvia des box ou le développement de standards de téléviseurs connectés tels HbbTVHybrid Broadcast Broadband TV. peuvent autoriser, moyennant aménagements, des contenus ciblés.

HbbTV

est un standard de communication permettant de bénéficier de services interactifs avec les programmes des chaînes TV. Destiné à enrichir les programmes diffusés par les chaînes TV avec des contenus additionnels disponibles dans les flux TNT et sur Internet, HbbTV permet d’obtenir des informations sur le programme diffusé par une chaîne TV (acteurs, filmographie des acteurs, etc.), de revoir ultérieurement les programmes (TV de rattrapage), d’accéder à un guide des programmes détaillé, à des jeux, de voter lors des émissions, de participer à des sondages, de partager des images et des commentaires relatifs aux programmes sur les réseaux sociaux, etc.

Il faut cependant que les box soient de dernière génération, et que les téléviseurs HbbTV aient été activés. En sorte que la télévision adressable ne peut toucher l’ensemble des foyers TV. Aux États-Unis, 42 % des foyers TV seulement sont adressables en 2016, mais 55 % en Grande-Bretagne, 43 % en Allemagne (forte pénétration du standard HbbTV), 36 % en France, et 23 % en Italie (cf. fig. [fig:Empreinte-TVAdressable-EuropeUSA]).

Mais l’adressabilité des foyers va augmenter. Selon VABVAB, 74 % des foyers TV seront adressables aux États-Unis en 2020, et selon les calculs du SNPTVSNPTV 52 % des foyers seraient adressables en France en 2022.

VidéoScope 2017, 3ème édition

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La première étude globale qui décortique l’ensemble des consommations TV et vidéo

Cette étude est la première à englober dans une mesure unitaire l’ensemble de la consommation vidéo (programmes TV, vidéos) sur tous les supports présents au domicile : 2 000 Français ont répondu sur le temps passé, la qualité d’écoute, l’attention portée à la publicité des contenus audiovisuels et vidéo regardés la veille.

Afin d’avoir une vision globale sur la manière dont les Français se sont emparés de tous les modes d’accès aux images (télévision en direct ou en rattrapage, vidéos en ligne, enregistrements, streaming, DVD-Blu-ray, VOD-SVOD) accessibles sur différents écrans (téléviseur, PC, tablette tactile, smartphone, console portable) au sein du foyer, Scholè Marketing a lancé ce baromètre de la consommation Vidéo qui en est à sa 3ème édition.

Quelques conclusions tirées de cette étude riche d’enseignements.

La vidéo est, de loin, le premier loisir sur écran

Figure 1 : Vidéo vs autres loisirs sur écran, VidéoScope 2017

Avec 3h26 de consommation par individu par jour (DEI), la vidéo demeure le premier loisir sur écran devant le surf Internet, le jeu vidéo, ou les réseaux sociaux. Mais les écrans occupent un temps de loisir grandissant, sans doute pris sur le temps de sommeil.

Les services de vidéo non linéaires se développent

Figure 2 : Audience des services vidéo, VidéoScope 2017

  • 89% des Français passent au moins un moment de leur journée devant un écran pour regarder une émission de télévision ou une vidéo.
  • La télévision en direct est le premier loisir vidéo avec 63% des individus qui la regardent tous les jours, et 34% qui la regardent de manière exclusive.
  • 29% des Français consultent également des services vidéo de complément ou à la demande, que ce soit de la vidéo en ligne, du rattrapage, ou des enregistrements personnels.
  • L’année 2017 se caractérise par une hausse notable de l’ensemble des services avancés de vidéo (+5%), aux premiers rangs desquels la SVOD (+6%), le rattrapage (+3%), et la vidéo en ligne (+3%).

Les nouveaux supports sont adoptés par les plus jeunes

Figure 3 : TV en direct et nouveaux services, VidéoScope 2017

Sans surprise, les nouveaux services vidéo sont adoptés par les plus jeunes. Cela ne signifie pas qu’ils délaissent la télévision classique, mais ils la complètent avec les services à la demande (vidéo en ligne, rattrapage, SVOD, streaming, etc.). Si leurs aînés ont souvent la télévision comme loisir de soirée exclusif, les jeunes usent d’une palette riche de services vidéo.

Les stratégies audiovisuelles des GAFA

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Stratégies des GAFAs en matière de vidéo

Les GAFAs (GoogleGoogle, AppleApple, FacebookFacebook, AmazonAmazon) ou géants du web désignent les sociétés mondiales qui dominent les nouveaux services Internet. Ils interviennent sur les nouveaux services (moteurs de recherche, réseaux sociaux, messagerie…), mais aussi sur les nouveaux équipements numériques (tablettes, smartphones, passerelles multimédias, montres connectées, voitures autonomes, etc.).

La vidéo et l’audiovisuel sont en train de muter. De nouveaux contenus sont accessibles sur Internet (vidéos en ligne), les contenus traditionnels sont mis à la disposition à la demande (VOD, SVOD, télévision de rattrapage), aux supports physiques (DVD, Blu-ray) succèdent des modes d’accès dématérialisés (VOD, SVOD, EST). Les géants du web sont à la manœuvre pour susciter de nouvelles consommations vidéo afin de détourner de l’audiovisuel classique les revenus du péage (Netflix) ou de la publicité (YouTube).

Et les GAFAs font partie des plus grandes capitalisations boursières au monde selon un classement de PwC au 31 mars 2016. A l’époque, Apple est valorisé 604 milliards de dollars, Alphabet 518 milliards de dollars, Microsoft 437 milliards de dollars, Facebook 325 milliards de dollars, et Amazon 280 milliards de dollars…

Les premières capitalisations boursières – Source PwC

Qu’en est-il des stratégies des géants du web en matière de vidéo ? Quels sont les revenus des nouvelles formes de vidéos ? Dans quelle mesure concurrencent-elles l’audiovisuel traditionnel ?

Schéma de l’étude

  1. Synthèse
    1. Le poids des GAFAs
    2. Le chiffre d’affaires diffusion vidéo
    3. Le chiffre d’affaires ventes de contenus
    4. Le positionnement vidéo des GAFAs
  2. Les GAFAs dans l’audiovisuel
    1. Alphabet (Google, YouTube, Android TV, Chromecast, Google Play)
    2. Amazon (Amazon Prime, Video, Studios, Fire TV, AWS)
    3. Apple (iTunes Store, Apple TV)
    4. Facebook
    5. Hulu
    6. Netflix

Perspectives du Cloud DVR

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De la télévision de rattrapage à l’enregistrement en réseau

Le cloud DVR, autrefois appelé Network PVR ou nPVR consiste à déporter dans le réseau les capacités d’enregistrement incluses dans les set-top-box fournies par les opérateurs de télévision à péage. On se souvient de la naissance des premiers enregistreurs numériques (type TiVoTiVo) qui ont succédé au magnétoscope ; ces équipements ont été largement diffusés par les opérateurs de TV payante auprès de leurs abonnés. En sorte que les pratiques d’enregistrement des émissions TV demeurent importantes. Avec le cloud DVR, plus besoin d’un disque dur installé en local, c’est l’opérateur qui enregistre en tête de réseau le programme demandé et le restitue à la demande sur tous les écrans du foyer.

Principe du Cloud DVR – Source Alcatel-Lucent

Des avantages certains

Les gains apportés par cette technologie sont nombreux. L’usager n’a plus à se préoccuper de la taille de son disque dur, voire même de l’horaire de diffusion; tous les épisodes de la série seront enregistrés même s’il y a des décalages de diffusion, et les programmes enregistrés seront disponibles sur tous les écrans. L’opérateur de service centralise l’infrastructure de stockage et l’adapte aux besoins réels d’enregistrement, ce qui lui permet d’abaisser significativement ses coûts. Les éditeurs disposent d’une plus grande visibilité sur les comportements d’enregistrement des foyers, et peuvent ainsi mieux valoriser cette audience grise.

Les avantages offerts par le Cloud DVR – Source Alcatel-Lucent

Mais des incertitudes juridiques

La copie privée sur équipement personnel comme le DVR ne constitue pas une violation du droit d’auteur depuis le procès BetamaxBetamax en 1984. Il n’en est pas de même pour le Cloud DVR. Si l’enregistrement effectué sur le réseau est considéré comme équivalent à l’enregistrement local, alors le service de Cloud DVR est couvert par l’exception de copie privée; en revanche, si l’enregistrement réseau est vu comme réalisé par un tiers, alors il attente au droit d’auteur. D’où de nombreux procès à l’issue incertaine qui freinent le développement de cette technologie après les fermetures de Wizzgo (France), de TVKaista (Finlande), de Rokuraku (Japon), TV Now (Australie), Aereo (USA).

Le statut juridique impacte également la configuration technique du service selon que la justice nationale tranche en faveur de modèle dit de copie partagée (shared-copy) ou de copie unique (unique-copy). Dans le premier cas, les opérateurs optimisent au mieux leurs infrastructures de stockage en dédupliquant les mêmes enregistrements effectués par des foyers différents; dans le second, ils se doivent de conserver un enregistrement par foyer comme c’est le cas aux États-Unis.

Une situation figée ?

Aux États-Unis, à la suite du jugement portant sur le RS-DVR de Cablevision dominent des services s’appuyant sur le modèle de la copie unique, modèle coûteux et contraignant, et qui avantage les grands opérateurs. Comcast, premier câblo-opérateur, a lancé en 2014 son propre service de Cloud DVR, qui lui aussi s’appuie sur une architecture de copie unique.

À l’inverse en Europe, la Suisse autorise depuis 2012 des services de Cloud DVR basés sur la copie partagée en échange d’une redevance forfaitaire à destination des ayants droit. Celle-ci est calculée par abonné et par mois et selon la nature du service.

En France, le débat semblait clos à la suite de la fermeture de Wizzgo fin 2008. Il a été rouvert en 2016 à l’occasion de l’examen du projet de loi relatif à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine. Un amendement a notamment été déposé afin d’assujettir une partie du stockage en ligne à la redevance pour copie privée. Il stipule que les copies de programmes TV/radio réalisées à partir d’un service en ligne relèveront du domaine de la copie privée.

L’amendement est voté au grand bénéfice du service de télévision OTT, Molotov.tv lancé en juillet 2016. Créé par Jean-David Blanc et Pierre Lescure, le service permet d’accéder sur tous écrans aux programmes TV en direct, au contrôle du direct, au rattrapage, et offrira l’enregistrement en ligne des programmes pour des souscripteurs aux offres payantes.

Schéma de l’étude

  1. Synthèse
  2. Le cloud DVR
    1. Historique
    2. Principes
    3. Concepts de délinéarisation
    4. Avantages pour le spectateur, le fournisseur de service, l’écosystème
    5. Modèle économique
  3. Contexte juridique et modèle technique
    1. Les procès
    2. Copie partagée et copie unique
    3. Paysage mondial
    4. Architecture
    5. Stockage
    6. Difficultés
  4. La demande
    1. Pénétration du DVR
    2. Enregistrement personnel
    3. Télévision de rattrapage
    4. Marché du Cloud DVR
  5. Les déploiements
    1. Cablevision (USA)
    2. Comcast (USA)
    3. KPN (Pays-Bas)
    4. Swisscom (Suisse)
    5. Telefonica (Espagne)

Recettes publicitaires des sites de vidéos en ligne

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Ressources financières des sites de vidéos en ligne

En avril 2016, Médiamétrie recense un total de 3 254,7 M de vidéos vues dans le mois pour une durée de consommation totale de 184,3 M d’heures, soit une durée moyenne par vidéo de 3 minutes et 24 secondes.

Si l’on s’attache à déterminer la part de marché des acteurs en nombre de vidéos consommées, alors YouTube, Facebook et Dailymotion rassemblent à eux trois 82 % de l’ensemble des vidéos en ligne consommées en France en avril 2016.

YouTube est le leader incontesté avec 52 % du total des vidéos consommées; et Facebook s’impose comme le deuxième distributeur de vidéos en France avec 28 % de parts de marché. Le champion national, Dailymotion, est très deçà des deux autres compétiteurs avec 2 % seulement du total des vidéos diffusées.

Alors que l’on connaît bien les recettes liées à la télévision linéaire, à la vidéo à la demande ou à la télévision de rattrapage, les sites de vidéos en ligne se gardent de publier des éléments financiers.

Quelles sont les recettes publicitaires spécifiques générées par les sites de vidéos en ligne ? Comment se rapportent-elles aux ressources des nouvelles vidéos (VOD, SVOD, rattrapage) ?

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